SPDG
CLUB DES UTILISATEURS
dernière mise à jour :18 mai 2004
ACTUALITE
Nous sommes le : 6/02/2012

 
Les réponses aux appels d'offres coûtent-elles trop cher ?
Le point de vue des fournisseurs, des consultants et des maîtres d'ouvrage

Résumé de la table ronde
organisée par le SPDG, l'AFIGéO, l'AITF, l'APCIG et le SNEPPIM
le mercredi 31 mars dans le cadre du Géo Evénement 2004
texte complet réservé aux adhérents

Sont intervenus en premier lieu des représentants d'entreprises : une entreprise éditeur et intégrateur, puis une petite entreprise d'une dizaine de personnes, travaillant essentiellement auprès des collectivités locales, enfin une troisième entreprise spécialisée dans la production de données pour les SIG. Sont ensuite intervenus un consultant et un maître d'ouvrage représentant un grand syndicat intercommunal. Les interventions se sont centrées sur l'aspect coût dans les réponses aux appels d'offres. Elles stigmatisent le constat d'un accroissement du coût de 50% en 3 ans, ce qui peut mettre en cause la rentabilité de l'entreprise. Différentes causes sont énoncées : certaines non liées aux procédures d'appels d'offres mais aussi d'autres causes, du genre exagération dans les demandes en matière de test, de démonstration, de cahiers des charges excessifs vis à vis du projet, d'éléments liés à la pratique du code des marchés publics, de procédures non adaptées à la taille des projets. Les maîtres d'ouvrage vont-ils utiliser la nouvelle procédure à bon escient dans les cas où elle s'applique ? Enfin il est constaté globalement que, de plus en plus, les services juridiques des maîtres d'ouvrage poussent à plus de procédure, plus vers le haut, sans tenir compte des ouvertures du nouveau code des marchés publics. Celui-ci a mis des seuils pour les différents choix de procédures qui permettraient de simplifier dans beaucoup de cas et de réduire les coûts pour les entreprises et les maîtres d'ouvrage.

Dans son intervention, M. Jérôme Grand d'Esnon, Directeur des Affaires Juridiques du MINEFI, spécialiste du nouveau code des marchés publics, a expliqué les difficultés dénoncées précédemment par l'inadaptation du système antérieur, trop rigide, ne permettant pas une vraie négociation entre maîtres d'ouvrage et fournisseurs. Au contraire, avec la nouvelle procédure de dialogue compétitif, la négociation est un élément clé, car elle permet à l'acheteur, petit à petit, de confronter son besoin théorique à ce que le marché est capable de lui proposer. Le cahier des charges ne sera rédigé par le maître d'ouvrage qu'en fin de négociation. Evidemment, cela n'est applicable à l'achat public que s'il y a transparence et l'acheteur doit s'assurer de la traçabilité de cette négociation. Une vraie mise en concurrence n'existera qu'à partir du moment où les fournisseurs viendront. C'est en cela que la problématique de la prime, de l'indemnisation se pose. En dessous des seuils, il n'y a plus de gré à gré.

La discussion qui a suivi a montré les inquiétudes des industriels : allongement des délais de négociation déjà élevés, démarrage laborieux de la nouvelle procédure avec des équipes non encore rodées, ignorance de l'enveloppe financière réelle des collectivités qui démarchent. Par ailleurs, le rôle des consultants sera profondément modifié puisque le cahier des charges n'aura plus à être élaboré au départ, comme avec l'appel d'offres classique, mais au terme de la négociation En attendant, le SPDG est prêt à soutenir tous ses adhérents qui lui feront part de difficultés ou d'abus dans les procédures de marché public.